Au fil des heures, Au long des nuits
J’ai ressassé jusqu’à l’usure,
Les secondes et les mots s’enfuient
Dès que tes yeux battent la mesure
Je me fends d’un sourire débile
Sans pouvoir me saisir de rien
Le corps figé, lourd, immobile
Quand les ombres emportent le tien
J’aurais voulu peut-être te dire
Qu’a trop attendre, on s’habitue
Qu’à force de tout s’interdire
C’est le quotidien qui nous tue
J’aimerais qu’on puisse se mentir
J’aimerais qu’il existe un quelque part
Où l’impossible peut devenir
Propice à de nouveaux départs
On pourrait y vivre en musique
Voyager de fjords en calanques
Connaitre les chiens nus du Mexique,
Et les cigognes de Salamanque
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